Ces derniers temps, Capcom ressort tous ses anciens titres à la sauce Next-Gen et
il faut dire que ce n'est pas pour nous déplaire. Après le très bon Street Fighter IV, c'est au tour d'une licence de renom, Resident Evil. Débuts en 1996 sur Playstation, se
perpétuant avec deux très bonnes suites sur la même console, il a su s'imposer comme une référence dans le genre Survival Horror. Chiens qui sautent, zombies, hunters, couloirs sombres et
musiques lugubres, tous les ingrédients d'un bon film d'horreur, dont vous êtes le héros, étaient réunis. Un épisode zéro assez médiocre a fait sentir à la communauté que le titre commençait à
s'essouffler. Resident Evil 4 a donc voulu jouer la carte du renouveau en proposant un gameplay un peu plus orienté action dans des décors extérieurs et plus éclairés. Resident Evil
5 s'annonçant dans la même lignée en poussant encore plus le concept à l'extrême, la peur tortille alors les ventres des fans qui voient petit à petit la recette qui avait fait décoller les
premiers partir en déconfiture. Qu'en est-il réellement ? Ce dernier opus sera-t-il « une peur que vous ne pourrez oublier ». Réponse.
Le retour des héros
Souvenez-vous, en juillet 1998 dans la forêt de Raccoon City, se trouvait un manoir. Remémorez-vous à quel point ouvrir une porte pouvez vous faire perler du front, combien les espaces semblaient étroits remplis de zombies ou de hunters. Et vous avec votre petit couteau ou votre Beretta, dans le noir de votre chambre de lycéen, le son de la télé un peu plus fort que la moyenne, pour faire râler les parents, mais surtout monter votre propre adrénaline. Et bien tout ceci est à mettre au passé puisqu'il n'en sera pas ainsi ici. Premièrement, la pénombre d'un manoir ou d'un Raccoon City dévasté laisse place au soleil éblouissant de l'Afrique. Rendu en plein cagnard, on retrouve Chris Redfield ancien membre des S.T.A.R.S. et actuel agent de la B.S.A.A., une organisation créée pour lutter contre le terrorisme biologique. Agissant habituellement aux côtés de son ancienne partenaire Jill Valentine, il vient enquêter au pays de nos ancêtres pour retrouver éventuellement sa trace. Il sera aidé par un autre membre du BSAA, Sheva Alomar, originaire d'Afrique et qui veut se venger de Umbrella & co. pour des raisons que vous découvrirez. Les Plagas, petites bestioles introduites par Resident Evil 4 et qui infiltrent le corps humain pour en prendre le contrôle sont présentes, à des stades évolués et justifient les attaques suicidaires des habitants sur nos deux héros. Même si Resident Evil 5 n'atteint pas le chef-d'œuvre cinématographique qu'est Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots, il propose un scénario bien ficelé, avec des rebondissements, et surtout un final époustouflant et attendu par toute la communauté. Beaucoup de questions récurrentes de la série y trouveront réponse et c'est presque une petite larme à l'œil que l'on voit se boucler un pan de la série.
L'aventure se divise en six chapitres. Les premiers se déroulent sous le soleil de Kijuju, le long des chemins sableux et poussiéreux, entourés de cabanes et d'étals plus ou moins délabrés, de ponts en piteux état et de marais gardés par des tribus indigènes hostiles. La deuxième partie sera un peu plus souterraine et vous fera visiter des temples qui feraient se pâmer Lara Croft, des laboratoires, lieux ô combien symboliques des précédents titres avec la firme Umbrella et même un bateau. S'il est un point sur lequel on peut féliciter les développeurs, c'est bien sur la réalisation. On en prend plein les mirettes, que ce soit in game ou pendant les nombreuses cinématiques. La modélisation des protagonistes comme Chris ou Wesker ou des boss est magnifique et les décors visités sont somptueux, à l'instar du temple du troisième chapitre où se mêlent ruines d'anciennes civilisations et statues immenses. Le chapitre en jeep où il faut mitrailler les zombies qui vous suivent en motos est superbe et démontre les merveilles que le moteur 3D de Capcom peut faire.
Même si certains espaces sont vastes, très peu de libertés vous sont laissées et il vous faudra bien souvent suivre l'unique porte ouvrable, le seul couloir accessible ou l'échelle esseulée accédant à l'étage supérieur. Vous l'aurez compris, les parcours sont tous tracés et l'occasion est trop belle pour faire une petite remarque à Capcom : devoir traverser tout un manoir infesté de zombies en économisant les munitions peu nombreuses, pour aller chercher une clé ouvrant une porte à l'endroit de départ, obligeant à re-traverser toutes les pièces toujours remplies des mêmes ennemis attendant votre retour, voilà l'origine de Resident Evil. Or, dans le cinquième volet, point de retour, l'action va toujours de l'avant, dans des décors si clairs que l'ennemi nous sautant dessus ne peut qu'être vu et abattu.
Au niveau de l'ambiance et sans mauvais jeu de mots, ce Resident Evil 5 est bel et bien « la peur que vous allez oublier » et que vous remplacerez par le stress, celui de se retrouver devant une horde d'Africains déchainés et armés jusqu'aux dents. Les boss, parfois de taille humaine, parfois gigantesques, offrent, dans tous les cas, action et animation à l'écran. Vous n'aurez d'ailleurs pas affaire uniquement à des indigènes manipulés, mais aussi des canidés, insectes et autres monstres issus de modifications génétiques. Les attaques de chacun sauront vous surprendre ainsi que les manières d'en venir à bout. Et vous ne serez pas trop de deux pour relever les défis !
Resident Evil 4.5 ?
Dans la mouvance actuelle en termes de jeux vidéo, la grande nouveauté de ce Resident Evil 5 réside dans la coopération et tout ce que cela implique. Avec votre partenaire, vous pouvez partager munitions, objets de soin et armes. Dirigeant Chris, vous avancerez avec Sheva pour vous frayer un chemin dans le territoire ennemi, mais vous devrez autant veiller sur elle qu'elle ne veillera sur vous. Si elle se fait attraper par un zombie, il vous sera demandé de courir vers elle et d'appuyer sur la touche d'action pour asséner un magistral coup de poing à l'assaillant qui la libèrera. Si vous êtes très gravement touché et que votre jauge de vie est dans le rouge, vous serez « mourant » et incapable d'utiliser une arme. Seule l'intervention de votre coéquipière pourra vous remettre d'aplomb et vice versa. Autre application, vous pouvez donner l'ordre de maintenir une barrière ouverte en tournant une manivelle pour y passer. Certaines actions nécessitent la présence des deux B.S.A.A. et vous ne pourrez passer une porte que si la belle daigne vous rejoindre au plus vite.
En ce qui concerne l'I.A. de votre partenaire, elle est capable du meilleur comme du pire. Parfois, elle vous sauvera de situations plus que compromises en snipant un ennemi à vingt mètres avec un automatique et en économisant les munitions. Parfois, elle sera tellement occupée à vider ses chargeurs sur le monstre qui se trouve à deux pas d'elle qu'elle omettra de venir vous soigner et vous laissera mourir. Être belle et intelligente semble dur pour la jolie Sheva. La faute sûrement aux seuls deux ordres qu'on peut lui donner : soutien ou attaque. Dans le premier cas, elle nous suit comme un toutou, même lorsque l'on veut explorer un endroit seul, car on sait qu'elle est nulle et qu'elle va nous faire perdre du temps et des soins pour la protéger. Dans le deuxième cas, elle attaque tout ce qui bouge, en gaspillant les munitions et en se jetant dans la gueule du loup. En résumé, elle mériterait autant de bisous pour ses bonnes actions que de claques pour ses âneries.
Beaucoup de points ont été recyclés du très bon Resident Evil 4, qui avait donné lui-même une cure de jouvence à la licence. En négatif, on peut mentionner tout un tas de situations véritablement copiées/ collées comme un certain boss, le camion qui nous fonce dessus ou encore les courses effrénées pour éviter les piliers qui tombent sur notre passage. L'aventure regorge de Quick Time Events qui s'enchainent bien avec les cinématiques. La vue de derrière est conservée et permet d'avoir un large panorama de ce qui se passe devant. Malheureusement, avancer dans un long couloir peut paraitre interminable tellement Chris ou Sheva se déplacent à la vitesse de pachydermes trop nourris. Pour peu que l'espace soit étriqué, les épaules bodybuildées de Chris prennent toute la place, quand ce n'est pas Sheva qui vient se mettre juste devant l'écran. En positif, les armes, améliorables, sont toujours divisées en catégories possédant chacune plusieurs modèles : au menu, pistolets, automatiques, fusils à pompe, fusils de sniper, magnum, et les petits chouchous solitaires, lance-grenade, gatling, arc et lance-roquettes. Les herbes seront encore vos amies si vous savez les économiser et les combiner.
Hormis ces redites, Resident Evil 5 possède quelques nouveautés plus ou moins intéressantes. Chris ou Sheva peuvent se planquer derrière un mur façon Nathan Drake. Les armes ne s'upgradent plus par le biais du marchand ambulant en cours de partie, mais dorénavant entre les chapitres grâce à l'argent ramassé et aux trésors revendus. La possibilité de courir et tirer simultanément faisant débat avant la sortie n'a pas été incorporée. Cela augmente les situations de stress, forcé de se mettre à l'abri avant de shooter son ennemi, mais cela enlève indéniablement du réalisme et de la nervosité au titre. La gestion de l'inventaire, elle, joue la carte inverse puisqu'elle s'effectue en temps réel. Fini le temps où vous mettiez la pause pour fouiller votre sac, puis combiner vos herbes et recharger vos armes. Maintenant il va falloir gérer cela dans le feu de l'action via votre besace contenant au maximum neuf objets. La croix directionnelle sert de touche 'raccourci' afin d'avoir accès rapidement aux objets situés en haut, en bas, à gauche et à droite de votre carré de trois cases par trois, constituant votre inventaire, chose bien utile pour passer d'une arme à une autre, ou d'une arme à un spray de soins. Les fameux coffres de rangement ont été supprimés pour être remplacés par le choix de l'inventaire en début de partie. Si vous mourez, vous choisissez ou non de sauvegarder ce que vous avez acquis puis vous pourrez recommencer le même niveau en refaisant votre inventaire. Vous ne sentez peut-être pas encore l'odeur de poudre, mais Capcom s'est tiré au magnum dans le pied en ce qui concerne la difficulté du jeu. Pour preuve, certains ont déjà compris qu'on pouvait, en jouant avec un ami en ligne, s'échanger des objets, celui qui les reçoit sauvegarde son inventaire pour les conserver, celui qui les donne ne le fait pas afin de ne rien perdre et ainsi deux objets deviennent quatre puis huit pour seize ... Une petite revente de tout ça et à vous la monnaie. Et ce n'est pas les quatre niveaux de difficulté qui vous feront peur une fois vos armes améliorées au maximum !
L'I.A. des ennemis est tout aussi lourde puisque les décérébrés qui vous servent de cibles, courront tantôt pour se rapprocher de vous et stagner en vous regardant, l'air hébété, ou bien vous lanceront une flèche à longue distance avec une précision à rendre jaloux Guillaume Tell. Tout ça participe à la désacralisation du jeu en matière d'horreur, d'angoisse, de réflexion, de difficulté et on tombe dans un bourrinage intempestif qui serait sans aucun doute bien moins entrainant s'il n'était pas soutenu par le scénario et la renommée que connait déjà la série. Et puis, de manière incompréhensible, il y a la suppression du système d'insolation qu'on nous avait promis et qui, en fonction de l'exposition prolongée du héros au soleil, devait lui faire avoir des hallucinations et donc voir des ennemis là où il n'y en a pas. Idée riche, mais non exploitée.
Au final, Resident Evil 5 est tombé dans le Third Person Shooter classique en poussant à l'extrême ce qu'avait entamé de manière beaucoup plus juste son prédécesseur. Exercice typique de la société de consommation, Capcom a cru qu'en martelant un système de jeu qui avait fonctionné une fois, la mayonnaise prendrait une deuxième fois et serait d'autant meilleure. Sauf qu'ici, les œufs sont pourris et il manque de l'huile pour que la sauce monte. Le gameplay lourd et poussif ne convient pas du tout à l'action trépidante et incessante qui scotche le joueur. Le temps de baver devant la modélisation d'un bâtiment ou des visages des zombies que vous êtes déjà assaillis et qu'il faut se débarrasser des attaquants sans bouger pour viser et avec une partenaire cyclothymique. Heureusement, il y a des petits plus pour se consoler.
S'il vous plait, que quelqu'un prenne le contrôle de cette bleusaille de Sheva !
Pour pallier à l'idiotie ponctuelle de Sheva, il est préférable de la faire contrôler par un humain. Au choix, vous pouvez choisir un pote, un frère ou votre femme si elle aime les consoles, et s'asseoir au fond du canapé pour flinguer du mutant. Cependant, mieux vaut avoir un écran large. L'image est scindée en deux à l'horizontale, et une bande noire mange un tiers de la zone disponible sur chaque personnage. Pourquoi ne pas avoir simplement conservé l'écran dans toute sa longueur, c'est un véritable mystère. Autre solution si vous voulez conserver la dimension complète de votre téléviseur plat, c'est le mode online. Avec un ami ou un inconnu, libre à vous de parcourir les chapitres avec un autre humain. Cela s'avère très utile dans les niveaux de difficulté élevée afin d'éviter que la belle Sheva ne vous cause des dizaines de game over. Vous pouvez soit créer une partie et proposer à quelqu'un de vous rejoindre, ou alors directement rejoindre un joueur en le sélectionnant selon son pays d'origine. Une fois connecté, le online est très agréable et permet d'excellents moments de shoot et d'injonctions en tout genre via une éventuelle oreillette bluetooth ou la possibilité de donner des ordres à son partenaire avec la touche rond et la croix directionnelle.
Si le jeu à deux ne vous botte pas, vous ne serez pas en reste. En terminant chaque chapitre, un rang sera attribué à votre performance selon quatre critères : votre précision de tir, le nombre d'ennemis tués, le nombre de fois où vous êtes morts et le temps mis pour finir le chapitre. De C à S, selon la difficulté à laquelle vous jouez et le rang obtenu, vous gagnerez des points que vous pourrez échanger dans la partie Bonus du menu. Au choix, des figurines des différents personnages, boss, monstres, ou bien des munitions illimitées pour vos armes. Mais ces figurines ne seront pas toutes disponibles à l'échange de suite. Il vous faudra remplir certaines conditions comme terminer tous les chapitres avec un rang S peu importe la difficulté choisie, ou bien trouver les trente emblèmes du B.S.A.A. disséminés partout dans le jeu. Pour les armes, certaines ne seront en magasin que si d'autres ont été améliorées à fond. Sachez aussi que Big Brother vous regarde puisque chacune de vos parties, chacun de vos actes est mémorisé par la console. Plus vous faites de headshots, plus vous êtes précis, plus vous obtenez de rangs S, plus l'I.A. sait que vous êtes un bon joueur. Ainsi, vous serez peut-être étonné, en refaisant le jeu une seconde fois, de rencontrer des transformations d'ennemis dans les premiers chapitres alors que vous les aviez auparavant combattus vers la fin.
Le mode « Mercenaires » est toujours de la partie (j'ai enlevé le "une fois l'aventure terminée" car je pense que c'est ça qui te posait problème puisque ça annonçait la manière de le débloquer. L'explication du mode n'est pas un spoiler, enfin je pense, non ?). Présent depuis Resident Evil Zéro, et légèrement amélioré dans le quatrième volet, celui-ci propose d'incarner un personnage dans une arène se remplissant d'ennemis et de tuer un maximum d'assaillants avant l'arrivée des renforts. En tuant plusieurs de ces derniers en même temps, vous effectuerez un combo et multiplierez ainsi vos points. Vous avez aussi le choix de prendre des sabliers qui rallongeront le temps de votre présence dans l'arène, mais aussi la possibilité de vous retrouver sans munitions et acculer contre un mur. Ce jeu du « quitte ou double » sera bénéfique puisque, plus vous aurez de points, plus vous gagnerez de points d'échange. Un total de huit arènes bien corsées vous attend dans ce mode. Pour le moment en solitaire, Capcom promet via un contenu additionnel payant de rendre ce mode jouable online. Il faudra alors s'entraider tout en étant des adversaires puisqu'un vainqueur sera désigné à la fin de l'épreuve. Un mode deathmatch avec tous les personnages sera également disponible, mais il ne faut guère attendre quoi que ce soit de ce genre d'ajout sachant qu'il est impossible de tirer et bouger simultanément.
En conclusion, Resident Evil 5 est définitivement un jeu d'action qui en met plein la vue. Sans pour autant être ce qui se fait de mieux dans le genre, il propose des moments intenses comme la course en jeep aux commandes de mitraillettes. Il décevra très certainement les fans du Survival Horror initial, mais donnera aux autres de quoi s'émerveiller et oublier tous ses petits défauts jusqu'au dénouement mettant fin à une partie de l'histoire. Comme Metal Gear Solid IV sonnait le glas de l'épopée de Solid Snake, Resident Evil 5 vous emmènera au bout d'une aventure. Mais rien n'est vraiment fini et peut être que tout commence ici.
VERDICT
GAMEPLAY : 14/20 : Le gameplay est lourd pour trois raisons : la gestion de l'inventaire en temps réel, les déplacements des personnages et l'impossibilité de viser et bouger simultanément. Il est aussi regrettable de ne pas avoir exploité la jauge d'insolation promise au début. Mais avec un peu d'entrainement, ses quelques défauts s'oublieront pour laisser place au plaisir du scénario
GRAPHISMES : 17/20 : La réalisation est splendide du début jusqu'à la fin. Que ce soit pour les personnages ou les décors, pour les cinématiques ou l'ingame, le moteur 3D de Capcom fait des prouesses pour notre bonheur. La diversité du bestiaire et des environnements y sont aussi pour quelque chose.
BANDE-SON : 16/20 : Les voix des personnages ainsi que les différents effets sonores sont fidèles à ce que tous les Resident Evil ont proposé jusqu'à présent. Les musiques suivent la
nouvelle formule de la série et sont moins lugubres et plus entrainantes pour coller à l'action incessante.
DUREE DE VIE : 17/20 : Finir l'aventure une fois, jouer dans le mode mercenaire et ses huit arènes, améliorer complètement ses armes, rechercher les emblèmes de la B.S.A.A, obtenir la
totalité des figurines et des munitions infinies pour tout l'arsenal, la rejouabilité du titre est impressionnante. Et rien ne vous empêche de parcourir l'intégralité à la fois seul et en
coopération.
NOTE SOLO : 15/20 : Le scénario ravira tous les fans de la série même si, à la manière des bande-annonces de cinéma actuels, Capcom en a trop montré et peut vous avoir gâché quelques
surprises si vous avez été trop curieux. Pour les néophytes, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais c'est assez efficace. Il faudra compter dix à douze heures pour finir l'aventure en
solo et plus si vous voulez compléter tous les chapitres dans les quatre difficultés proposées.
NOTE MULTI : 17/20 : L'intérêt du jeu est bel et bien dans la coopération. Indiscutable recours à la stupidité de l'I.A. de votre partenaire, le online ou une deuxième manette fera venir à
vous un ami qui vous veut du bien. Et le tout est très rapide et fluide.
CONCLUSION : 15/20 : Indéniablement un must have du jeu d'action, Resident Evil 5 charme par un bon scénario et une réalisation magnifique. Mettez de côté la lourdeur de son gameplay, et
n'écoutez pas tous ceux qui le décrivent comme une nullité du genre sous prétexte que la licence a perdu son statut de Survival Horror où vous risquerez de passer à côté d'un bon moment. Le
bémol, car il y en a un, sera pour les aficionados qui crieront facilement au scandale sur l'orientation Third Personal Shooter qu'a pris ce cinquième épisode. Il est à noter que Capcom a déjà
bien entendu les hurlements acharnés de ces groupies puisque le sixième opus optera pour un soi-disant « retour aux sources ». Mais le développement prendra huit ans au plus, quatre au mieux. De
quoi vous laisser encore beaucoup de temps en Afrique.
